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Les principaux mouvements d'opposition islamiste et laïque d'Égypte ont décidé le 1er décembre de se retirer des élections législatives suite à un premier tour sans appel.
Sur les 221 sièges pourvus au premier tour (sur 508 au total), 209 sont allés au PND du président Hosni Moubarak, soit 94,5 %. Face à ce résultat, les deux principales forces politiques d’opposition, dont les Frères musulmans, ont décidé de se retirer.
Le Parti national démocrate (PND) sera ainsi de fait quasiment la seule formation présente au second tour dimanche, face à quelques petits partis de l'opposition légale sans grande audience et à des indépendants.
Les Frères musulmans, qui n'ont eu aucun élu au 1er tour le 28 novembre alors qu’ils disposaient de 88 sièges au sein de l’assemblée sortante, ont justifié dans un communiqué leur retrait par les violences et les « résultats falsifiés », rapporte l’AFP.
Le 1er tour « a été marqué par des fraudes, du terrorisme et de la violence de la part de la police et des hommes de main du PND. Le peuple a vu tous les crimes recensés par les organisations de la société civile (...) tout ceci nous amène à reconsidérer notre participation au second tour, bien que nous ayons 27 candidats et candidates en ballottage », ont-ils indiqué.
Interdits mais ayant présenté leurs candidats comme « indépendants », les Frères musulmans ont assuré qu'ils prendraient des mesures pour faire invalider la « pseudo-assemblée » qui sortira du second tour.
Le Wafd, plus important parti de l'opposition légale laïque avec six sièges dans l'assemblée élue en 2005, s’est également retiré, en signe de protestation contre le déroulement du scrutin, a déclaré à l'AFP son secrétaire général, Mounir Abdel Nour.
Ce scrutin intervient dans un climat d'incertitude politique, à un an d'une élection présidentielle à laquelle H. Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis 29 ans, n'a pas encore dit s'il se présenterait. Son entourage assure toutefois qu'il briguera un nouveau mandat malgré les interrogations sur sa santé.
Tout comme lors des municipales de 2008, les États-Unis, l'un des principaux bailleurs de fonds, se sont dit « déçus » de la manière dont le scrutin a été conduit. Le gouvernement égyptien a rejeté cette déclaration comme une « ingérence inacceptable dans (ses) affaires intérieures ».