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ECONOMIE | |
| Barrières non tarifaires/Normes |
Les 2 et 3 février, une délégation de l’UE présidée par l’espagnol Tomas Duplá del Moral se rendait à Alger pour faire le point sur l’accord de négociation UE-Algérie signé en 2005. Les deux parties sont finalement tombées d’accord sur un point : l’accord est un échec.
Du côté de Bruxelles, on reproche à Alger d’avoir peu stimulé les échanges avec l’UE, alors que dans le même temps les investissements directs de l’UE auraient été multipliés par cinq. Autre point de litige, la fameuse Loi de finances complémentaire de l’été 2009. Les articles 37-1 et 37-2 imposent en effet à tout investisseur étranger un partenaire algérien à hauteur de 51 %. Des mesures qui viennent effectivement saper deux clauses importantes de l’accord UE-Algérie : la clause de stabilité et la clause de non-discrimination.
Officiellement, Alger se plaint des manquements de l’UE dans le volet « aide à la négociation » concernant son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. Mais si l’Algérie fait blocage, c’est avant tout par anticipation sur de prochaines négociations. Et pas des moindres, puisqu’elles touchent deux dossiers sensibles pour Bruxelles, et en particulier pour l’Espagne : le dossier agricole et le dossier énergétique.