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DEVELOPPEMENT DURABLE | |
| Solaire |
Des panneaux solaires couvrent désormais les toits de la Société générale des banques du Burkina (SGBB). Objectif : économiser un tiers de la facture d’électricité.
Depuis deux mois, la Société Générale des Banques du Burkina (SGBB) dispose sur ses toits de la plus importante centrale solaire hybride connectée d’Afrique de l’Ouest. Cette installation réalisée par Photalia, filiale du groupe Vergnet spécialiste de l’éolien, représente un investissement de FCFA 420 millions (€ 640 000). Sur une surface de 600 m2, plus de 500 panneaux photovoltaïques et 14 ondulateurs permettent de transformer l’énergie solaire en courant alternatif pour alimenter les besoins de l’établissement bancaire. Selon Frank Bernage, directeur général de Photalia, l’objectif était de fournir un apport d’énergie qui couvre environ 35 % des besoins. « Pour cela, nous avons utilisé un système hybride, connecté au réseau électrique de la Sonabel (Société nationale burkinabé d’électricité, NDLR), permettant d’optimiser l’utilisation de l’énergie produite par la centrale », précise-t-il.
Le coût financier du projet devrait être amorti au bout d’une douzaine d’années. Et comme les installations ont une durée de vie de 25 à 30 ans, « nous aurons réalisé à terme une économie du tiers de nos factures d’électricité pendant plus de 15 ans », estime Patrick Delaille, directeur général de la SGBB. Cette opération fait partie de la politique environnementale du groupe Société générale qui préconise un recours accru à l’énergie renouvelable notamment à travers des installations pour alimenter les bâtiments comme ici au Burkina Faso mais aussi en Polynésie.
En outre, un partenariat a été noué entre Photalia et l’Institut national de l’énergie solaire (INES) en France afin de mener une étude de performance sur ce projet. Grâce aux différents capteurs positionnés sur le système et une connexion internet dédiée, l'INES collecte un ensemble de données. Avant d’attendre les résultats des études, Photalia a déjà calculé qu’en deux mois de fonctionnement, la centrale électrique a évité le rejet de 5 691 kg de CO2.
« Le pays bénéficie d’un ensoleillement de moyen de 5 kilowattheures par mètre carré et par jour », a précisé le ministre burkinabè de l’Énergie, Kader Cissé, qui parrainait la cérémonie d’inauguration lors de l’inauguration le 16 avril. Le potentiel ne manque pas.