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Alors que les vacances débutent en France et dans plusieurs pays d’Europe, un nuage est venu assombrir l’horizon économique des acteurs du secteur du tourisme en Tunisie.
Les remontrances de l’IATA n’y feront rien. Dans un communiqué publié dans lundi 19 avril, l’association estime que « la crise [la fermeture d'une partie de l'espace aérien européen] coûte aux compagnies aériennes au moins $ 200 millions par jour ». Mais de toute évidence, les aéroports du nord de l’Europe resteront fermés, par précaution, encore au moins 24h. Une décision lourde de conséquences pour bien d’autre secteurs, à commencer par le tourisme. En Tunisie, alors que l’année touristique avait bien démarrée en dépit du contexte de crise économique mondiale, des mesures commencent à être prises par les autorités.
Depuis vendredi, deux cellules de veille ont été mises en place par le ministère du tourisme pour suivre l’évolution de la situation. En lien avec les professionnels de chaque région, elles sont chargées de procéder à un suivi minutieux de la situation dans les établissements touristiques et dans les aéroports. Le ministère du Tourisme a par ailleurs adressé des notes à toutes les représentations du tourisme tunisien à l'étranger, les invitant à suivre la situation auprès des voyagistes étrangers et des compagnies aériennes.
Dernier mot d’ordre, maintenir les touristes dans les hôtels jusqu'à la confirmation de leurs vols. Les cellules mises en place travaillent également à trouver des solutions pour les touristes qui ne peuvent pas régler de nuitées supplémentaires et d’après plusieurs sources, la coordination se passe bien entre les différents acteurs, à l’exception de quelques voyagistes peu scrupuleux. Ce qui donne la voie libre au ministre du Tourisme tunisien pour mettre en avant le sens de l’hospitalité de la Tunisie.
Pour la compagnie nationale tunisienne, Tunisair, la perte pourrait s’élever à près de 3,8 millions de dinars (€ 2 millions), d’après un article du site internet Businessnews.com. Un montant à manipuler avec prudence puisque la compagnie ne s’avance toujours pas dans une estimation chiffrée. D’autres secteurs devraient être touchés directement par la crise. L’import-export de produits soumis à un conditionnement nécessitant un transport aérien connait également des difficultés : l’horticulture, la Tunisie exportant largement des fleurs vers les Pays-Bas, et l’industrie pharmaceutique. Pour la presse quotidienne étrangère… il reste internet.
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Commentaires
Tunisie
Plus de roses kenyanes, plus de fleurs tunisiennes, les fleuristes européens vont avoir du mal à remplir leurs étals.
La crise à fleur de peau
Plus de fleurs, certes, mais de toute façon le climat est morose et la crise ne peut donc plus épargner le marché des roses ! Grisaille dans le ciel, et sur les marchés même sinistrose : le temps n'est décidément pas aux tapis de roses...