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La victoire du syndicat pétrolier Onep scelle la grève au Gabon

 
Installations pétrolières. Photo : Chad Teer

Après trois jours de grève, l’Onep a décidé de suspendre son mouvement social après avoir reçu des garanties du gouvernement de faire appliquer la loi sur les quotas d’étrangers dans le secteur.

Il n’aura pas fallu longtemps au gouvernement gabonais pour réussir à faire revenir l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) à la table des négociations. Le 17 avril, les stations-service de la capitale et des autres grandes villes du pays étaient de nouveau approvisionnées, après que le principal syndicat du secteur pétrolier du pays a décidé de suspendre la grève.

Sortie de crise

Arnauld Engandji, porte-parole de l’Onep, a déclaré au sortir de la réunion de reprise des négociations avec le gouvernement : « Après signature du présent procès verbal, l’Onep s’engage à la suspension de la grève […] La grève n’est pas toujours une solution, mais c’est un moyen pour emmener les partenaires autour d’une table. » La défiance manifestée par l’Onep envers le ministre du Travail, Maxime Ngozo Issoundou, comme interlocuteur pour la résolution du conflit a été entendue. Les ministres de la Justice et de l’Intérieur, ainsi qu’un représentant de la présidence, font désormais partie de la commission chargée d’examiner « de fond en comble toutes les autorisations de travail en cours dans toutes les sociétés pétrolières », comme l’a précisé A. Engandji.

Les étrangers sur la sellette

Ce point particulier de la législation gabonaise qui autorise les entreprises pétrolières à employer un quota maximum de 5 % de main d’œuvre étrangère représentait en effet la raison principale de déclenchement du mouvement par l’Onep qui estime que ces dispositions ne sont pas respectées. L’accord qui a été trouvé prévoit donc un audit général de tous les postes occupés par les expatriés dans le secteur pétrolier gabonais. Selon A. Engandji, l’application stricte de la loi devrait permettre de créer entre 1 500 et 2 000 emplois au profit des Gabonais dans les trois prochains mois. Si les négociations devaient reprendre le 19 avril dans de meilleures dispositions qu’auparavant, l’Onep n’a pour autant pas l’intention de se laisser endormir et A. Engandji a déjà averti le gouvernement en ces termes : « Si les promesses ne sont pas tenues, nous rentrerons en grève immédiatement ».


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