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POLITIQUE | |
| Terrorisme |
Les conditions de la libération des otages espagnols détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique provoquent des tensions entre Alger et Madrid et pourraient compromettre la coopération régionale contre le terrorisme.
Les 2 coopérants espagnols retenus au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été libérés après 9 mois de captivité. L’information a été confirmée le 23 juillet par le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero. Roque Pascual et Albert Vilalta avaient été enlévés le 29 novembre 2009 en Mauritanie avec Alicia Gomez, libérée pour sa part en mars dernier. Ils étaient tous 3 en mission pour une ONG catalane, Accio Solidaria.
Mais les conditions de leur libération restent floues et provoquent des tensions entre Alger et Madrid. En plus de la libération du malien Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, le quotidien espagnol El Mundo évoque le versement d’une rançon de € 7 millions par l’État espagnol. Tandis que des sources maliennes font état du versement de € 8 millions au total. Des informations qui n'ont pas été confirmées par les autorités de la péninsule.
Concernant Omar dit « le Sahraoui », arrêté pour l’enlèvement des 3 espagnols. Il a été jugé et condamné en Mauritanie à 12 ans d'emprisonnement, puis extradé vers Bamako, le 16 août. Un geste de détente de la Mauritanie envers le Mali.
La presse algérienne a condamné le 24 août les conditions de la libération des otages. « Les gouvernements du Mali et de Mauritanie ont libéré, une fois encore, un terroriste d'Aqmi en contrepartie de la libération d'otages occidentaux. (...) Dans ce marché, seule l'Algérie n'y trouve pas son compte », estime le quotidien algérien Le Temps, affirmant que l'argent de la rançon « servira à l'achat d'armement pour les foyers d'Aqmi dans le nord du pays ». Pour la presse algérienne, la coopération régionale pour la lutte contre le terrorisme pourrait être remise en cause.