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Le rythme des investissements « flashé » par le FMI

 

La délégation du FMI à Libreville a rendu publiques ses recommandations concernant la politique économique du Gabon.

Le rapprochement entre le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI) souhaité par le président Ali Bongo Ondimba est en marche. Une délégation de l’organisme international menée par le responsable de la division Afrique, John Wakeman-Linn, a ainsi rendu un ensemble de recommandations à l’issue d’une mission de 10 jours qui s’est achevée le 12 mars.

Après avoir évoqué le bilan économique pour l’exercice 2009 marqué par la crise internationale et des « événements sociaux douloureux », les experts missionnés ont tenu à rappeler certains fondamentaux aux autorités gabonaises qui ont mis sur place un plan d’émergence économique pour 2010. Basé sur une optimisation du climat des affaires, l’amélioration de la gouvernance et un programme d’investissements de grande ampleur, ce projet a été qualifié de « très ambitieux » par le FMI. Trop ambitieux peut-être…

Si la volonté de développer rapidement les infrastructures par le biais d’investissements jugés « nécessaires pour atteindre les objectifs à long terme en matière de croissance et de développement » a été saluée, la nécessité de « mettre l’accent sur la stabilité macroéconomique en évitant les tensions inflationnistes », ainsi que celle de « réussir la diversification de l’économie » restent les préoccupations premières de la mission. L’avertissement aux décideurs gabonais semble dès lors assez clair : si le rythme d’accélération des investissements n’est pas maîtrisé, le risque est grand de ne pas atteindre les résultats attendus et de porter préjudice aux « populations vulnérables ».


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