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Les effets de la crise se font ressentir au Bénin

 
Port de Cotonou
Port de Cotonou, le FMI demande la mise en place d'un guichet unique Photo: vredeseilanden

Le Bénin pâtit toujours des conséquences de la crise économique mondiale, constate le FMI, qui préconise une gestion prudente et une accélération des réformes.

Au Bénin, « les effets négatifs de la crise économique mondiale se poursuivent au Bénin de sorte que la croissance restera modeste en 2010 », constate le FMI, le 4 octobre, à l’issue de la première revue du programme de Facilité élargie de crédit (FEC). Cette facilité a été approuvée le 14 juin 2010 par le conseil d’administration de l’institution financière.

 « Les autorités prévoient une reprise seulement graduelle de la croissance à partir de l’an prochain, avec un taux de croissance escompté de 3,5 %. L’inflation reste maîtrisée, en dessous de l’objectif retenu dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le déficit du compte courant extérieur, dons exclus, devrait s’améliorer, reflétant surtout la reprise des exportations, notamment de coton », a souligné Mario de Zamaróczy, chef de mission du FMI pour le Bénin.

Côté budget, les résultats sont en deçà des attentes car les recettes ont fléchi en raison notamment de la persistance de la crise et d’une forte réduction des importations destinées à la consommation intérieure. Les autorités ont freiné les dépenses courantes non prioritaires et les dépenses en capital financées sur ressources propres. « Les autorités font un vigoureux effort de renforcement des capacités et des contrôles au sein des administrations des douanes et des impôts afin de renouer avec une progression du recouvrement des recettes », note le FMI qui recommande une gestion budgétaire prudente jusqu’à la fin 2011.

Concernant la faillite d’un certain nombre d’entités illégales de collecte de dépôts auprès du public, « les autorités ont pris des mesures conservatoires, notamment la fermeture de ces entités », constate le FMI. « L’impact des activités illicites est resté, pour le moment, circonscrit au niveau du secteur bancaire et de la microfinance, mais a touché durement les ménages et partant leur consommation », souligne l’institution.

Du côté des réformes en cours, le FMI note des progrès mais recommande plus de célérité, notamment pour la privatisation de Bénin Télécom et la mise en place d’un guichet unique au port de Cotonou.

 


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