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Les relations commerciales entre l'Italie et la Libye progressent encore

 

Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, s'est rendu pour la quatrième fois en un an en Italie le 29 août, renforçant un peu plus les relations entre les deux États.

La visite du « Guide de la révolution » à Rome avait pour but de célébrer l'anniversaire du traité d'amitié entre l'Italie et son ancienne colonie, signé en août 2008.

Ce traité, en plus d'enterrer le contentieux colonial, a pour but de développer une coopération entre les deux pays.

L'Italie s'était engagée à investir $ 5 milliards sur 20 ans en Libye qui, de con côté, devait surveiller son littoral pour empêcher les départs d'immigrés vers l'Italie. La partie Libyenne du contrat a été honorée mais c'est aujourd'hui à l'Italie, troisième investisseurs en Libye, de respecter sa parole.

Pour le moment, ce sont vingt entreprises italiennes qui souhaitent réaliser la construction d'une autoroute littorale de 1.700 km en Libye, pour un montant de $ 3 milliards. D'autres, comme le constructeur Impregilo qui réalisera le futur centre des congrès de Tripoli, ou encore la compagnie pétrolière Eni, souhaitent investir en Libye. Selon le quotidien La Repubblica, les investissements italiens en Libye pourraient atteindre € 40 milliards.

La Libye investit également dans les banques, les télécommunications et le football. Elle a par exemple récemment renforcé sa présence au sein de la première banque italienne, UniCredit, dont elle détient plus de 6% du capital.

Cette visite haute en couleur du Guide de la révolution n'a donc pas uniquement servi à provoquer la colère des italiens et du reste de l'Europe en général en déclarant que « l'Islam devrait être la religion de toute l'Europe ». Elle a également été un levier de renforcement des liens économiques.


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