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Malgré des investissements directs étrangers (IDE) en baisse à l'échelle mondiale, le Maroc figure parmi les pays d’Afrique qui intéressent le plus les investisseurs. Mais pour le demeurer, alors que les IDE refluent, Rabat courtise les investisseurs français et espagnols.
Le Maroc arrive pour l’année 2010, dans le peloton de tête des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique, selon le 20e rapport de la CNUCED sur l’investissement dans le monde. La dernière édition du classement « African countries of the future » du Financial Times va dans le même sens, et classe le royaume chérifien comme 3e destination la plus attractive des IDE en Afrique pour 2009-2010, derrière l'Afrique du Sud et l'Egypte qui arrive.
Ces investissements au Maroc concernent les télécoms, l’industrie, l’immobilier et le tourisme. La France et l’Espagne sont les principaux partenaires du Maroc et totalisent la moitié des IDE dans le royaume. Selon le ministère français des Finances et le service économique de l’ambassade de France, en 2009, on comptait 750 implantations françaises (filiales et prises de participations), contre 529 en 2006, soit une augmentation de 40 % en 3 ans. En 2009, Casablanca et sa région en totalisent 68 %, devant la wilaya de Rabat et celle de Tanger.
Mais avec la crise financière internationale, ces deux pays se sont montrés plus frileux cette année tout comme les autres investisseurs étrangers. En 2009, les IDE au Maroc ont chuté de 27 %, à 20 milliards de dirhams (€ 1,8 milliard).
Afin de remédier à cette chute des investissements, l’Agence marocaine de développement des investissements a lancé, le 21 juin 2010, une campagne de communication dans la presse et à la télévision en France et en Espagne afin de courtiser les investisseurs français et espagnols.