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Mobilisation impressionnante en Égypte

 

C'est à une mobilisation historique des Égyptiens demandant son départ que doit aujourd'hui faire face Hosni Moubarak. Hier, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées à travers tout le pays et le rôle que l'armée égyptienne va jouer dans les heures qui viennent n'est pas clair.

Impressionnante journée de mobilisations hier dans toute l’Égypte. Des centaines de milliers de manifestants ont réclamé le départ du président Hosni Moubarak à travers tout le pays et des heurts avec les forces de l'ordre ont fait 20 morts: 13 à Suez (à l'est du Caire), 5 au Caire et 2 à Mansoura, dans le delta du Nil.

Aux cris d' « À bas Hosni Moubarak » et « le peuple veut la chute du régime », les manifestations se sont étendues à tout Le Caire, une métropole de 20 millions d'habitants, et ont gagné les principales villes du pays. Les policiers ont eu recours à des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des canons à eau pour disperser les manifestants.

L'opposant le plus en vue, Mohamed El Baradei, ex-chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui s'est dit prêt à mener une transition au pouvoir après un éventuel départ de M. Moubarak, et les Frères musulmans (opposition) ont participé aux manifestations. À Mansoura, certains imams ont appelé à « sortir et demander le changement ».

Le couvre-feu qui devait être effectif à 18h n’a pas été respecté par de nombreux manifestants qui sont restés dans la rue jusqu’à une heure avancée. Dans la capitale égyptienne, les manifestants ont incendié le siège du Parti national démocrate (PND), au pouvoir, dans la soirée. Et, plus tôt dans la journée, ils avaient incendié deux commissariats de la capitale

Les signes d'inquiétude se sont multipliés à l'étranger devant ce mouvement qui s'est inspiré du mouvement tunisien. La diplomate en chef de l'Union européenne, Catherine Ashton, a appelé à la libération « immédiate et sans condition » des manifestants arrêtés. Londres a appelé à des « réformes » alors que Berlin demandait à Hosni Moubarak d'autoriser les « manifestations pacifiques ». Paris a appelé de son côté  à « la retenue » et « au dialogue », et Stockholm souhaite « une initiative politique qui mène à une élection présidentielle ouverte et démocratique cette année ».

Avec AFP


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