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POLITIQUE | |
| Conflits sociaux |
Le gouvernement mozambicain a renoncé, hier, à augmenter le prix du pain, de l’eau et de l’électricité après la mort de 13 personnes dans des émeutes contre la vie chère la semaine dernière, a annoncé le ministre du Plan, Aiuba Cuereneia.
Lors d'une réunion de crise, le Conseil des ministres a décidé de « maintenir le prix du pain à son niveau précédent grâce à une subvention » financée par une diminution des dépenses publiques, dont le gel des salaires des hautes fonctionnaires et des directeurs de grandes compagnies publiques.
Le président Guebuza, un millionnaire souvent présenté comme l'homme le plus riche du pays, a remporté plus de trois quarts des suffrages lors des élections de l'an dernier face à une opposition divisée.
L'annonce d'une hausse de 17 à 33 % du prix du pain (selon le poids de la miche) avait enflammé les quartiers pauvres de Maputo le 1er septembre avant de se répandre à d'autres grandes villes du pays. Cette hausse, due à la dépréciation du metical par rapport au rand sud-africain et à un déficit de production céréalière sur le sol national, intervenait après celle des prix de l’électricité et de l’eau.
Les manifestations spontanées, dont les mots d’ordre avaient circulé par SMS, avaient tourné à l'émeute quand la police avait ouvert le feu à balles réelles sur la foule, provoquant la mort de 13 personnes et 403 blessés. Interrogé par la presse, le ministre du Plan a promis une enquête sur la réaction des forces de l'ordre. « À chaque fois qu'il y a le sentiment que la police a fait un usage excessif de la force, le gouvernement a mené l'enquête appropriée », a-t-il assuré.
Avec AFP