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Le pire des scénarios : deux candidats, deux présidents pour la Côte d'Ivoire

 

Le Conseil constitutionnel a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur des élections (51 %), le 3 décembre en fin d'après-midi après avoir rejetté l’annonce de la Commission électorale indépendante (CEI) qui avait donné, la veille, Alassane Ouattara vainqueur avec 54 %.

Le Conseil constitutionnel a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur des élections, avec 51 % des voix,  a annoncé France Info à 16h15 heure de Paris.

Pour rappel, la Commission électorale nationale ivoiriennne (CEI) avait, donné, en fin de journée le 2 décembre, Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle face à Laurent Gbagbo avec plus de 54 % des voix (résultats provisoires). Cependant, l’annonce avait été rejetée quelques heures plus tard par le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel, qui a la charge de proclamer les résultats définitifs, invoque pour expliquer le rejet des résultats proclamés par la CEI l’incapacité de ses membres à se mettre d'accord et à annoncer les résultats avant le délai imparti par la loi, qui se terminait le mercredi 1er décembre à minuit.

Mais ce fameux 1er décembre, le représentant de la Commission électorale Bamba Yacouba a été empêché physiquement de donner les résultats provisoires par un des représentants de Laurent Gbagbo, qui lui a arraché la feuille des résultats devant les caméras de télévisions, les images ayant fait le tour du monde.

Paul Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel et proche de Laurent Gbagbo, avait précisé que le Conseil constitutionnel devait statuer sur les requêtes pour « donner les résultats définitifs du second tour » dans « les heures qui suivent ». Visiblement, il a fait vite : toutes les requêtes du clan Gbagbo ont été validées par le Conseil, et les votes annulés dans 7 départements du Nord (Bouaké, Korhogo, Ferkessédougou, Katiola, Boundiali, Dabakala et Séguéla).

La Côte d’Ivoire se retrouve plus que jamais divisée, avec deux candidats qui peuvent prétendre au titre de président. Le camp d’Allassaen Ouattara fêtait déjà la victoire dans les rues, notamment de Bouake, après l’annonce de la CEI. C’est au tour du camp de Laurent Gbagbo de fêter la victoire… Plus tôt, Alassane Ouattara  avait mis en garde contre un « putsch » de Laurent Gbagbo, dont les proches rejettent ces résultats, selon l’AFP.


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