![]() |
ECONOMIE | |
| FMI |
Malgré une conjoncture difficile, l’activité économique des Comores a progressé (2,1% en 2010) et l’inflation s’est assagie. C'est - en résumé - la conclusion d'une note d’information publiée par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), à l’issue de ses consultations au titre de l’article IV avec les Comores.
« Au cours des deux dernières années, l'activité économique dans l'Union des Comores s'est accélérée en dépit d'une conjoncture extérieure difficile », constate le FMI, dans une note d’information publique publiée aujourd’hui. Le PIB réel a progressé de 1,8 % en 2009, grâce à un retour progressif à la stabilité politique et au lancement de réformes visant à éliminer des obstacles structurels profondément ancrés au développement économique, commente l’institution.
En 2010, la croissance réelle a atteint 2,1 %, « portée par un rebond de l'investissement public financé par les donateurs, une hausse de la construction dans le secteur privé reposant sur les envois de fonds de la diaspora, un raffermissement de l'activité dans le tourisme, ainsi qu'une expansion de l'intermédiation financière », analyse le FMI.
Un mieux pour la croissance et l’inflation
L’inflation s’est dégonflée largement en deçà de 10 %, après un pic enregistré lors de la crise alimentaire de 2008, pour avoisiner 3 %. Une politique monétaire prudente dans le cadre de la zone Franc et des tensions plutôt modérées sur les prix de l'alimentation et des carburants ont permis à l’inflation de marquer une pause. En revanche, compte tenu de l'appréciation réelle du franc comorien (rattaché à l'euro) et de la détérioration des termes de l'échange, le déficit des transactions extérieures courantes a atteint 10,2 % du PIB en 2010, un chiffre relativement élevé, souligne le FMI. Et côté budgétaire, des progrès restent à faire. Le déficit budgétaire primaire intérieur a stagné à 2,6 % du PIB en 2009, avec des retards dans le recouvrement des impôts.
Des réformes à enclencher pour impliquer davantage le secteur privé
Pour faire avancer le programme de réforme des entreprises publiques, les autorités ont demandé à la Société financière internationale (SFI) une assistance technique sur plusieurs années. En 2011, le gouvernement prévoit de lancer des appels à manifestation d’intérêt afin d’impliquer le secteur privé dans la gestion des entreprises publiques de télécommunications et d'importation des produits pétroliers.
Grâce aux résultats globalement satisfaisants obtenus dans le cadre des réformes appuyées par le FMI et la Banque mondiale, les Comores ont atteint le point de décision de l'initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) en juillet 2010.