Depuis l’élection de Lula à la présidence du Brésil, le rythme des visites bilatérales entre son pays et le Burkina Faso s’est accéléré. C’est lors de l’inauguration de l’ambassade du Burkina Faso à Brasilia, en novembre dernier, que les deux pays ont annoncé leur prochaine coopération dans les domaines de l’énergie, la santé et l’agriculture.
La coopération entre l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (Inera) et son homologue brésilien l’Embrapa dans le domaine agricole va commencer par les cultures de coton, de maïs et de soja.
Le Burkina Faso teste du coton Bt depuis 2003, année où le Brésil a autorisé la mise sur le marché d’une variété de soja transgénique sur laquelle il travaillait depuis 10 ans.
« L’Embrapa possède des variétés de soja aux données génétiques adaptées à la nature du sol burkinabè », affirme Claudio Bragantini, directeur Afrique de l’Embrapa.
Acide, le sol contient une haute concentration d'aluminium toxique et peu de phosphore, un élément essentiel au développement des plantes : pour l’Inera, c’est un des problèmes majeurs de l’agriculture burkinabè.
« Ces obstacles au développement du soja ont été surmontés au Brésil. Des échantillons de diverses variétés ont été testés dans d’autres pays voisins, comme au Ghana, dès 2007, et nous avons déjà fait une sélection. Les meilleures graines pourront être implantées rapidement, explique le chercheur brésilien. Nous sommes prêts mais nous attendons des gestes politiques qui tardent à venir… ».