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| Corruption |
Le programme de renforcement des capacités des structures de contrôle du Cameroun (Casc) a rendu publique lundi 26 juillet 2010 son État des lieux de la corruption au Cameroun. Le bilan est sévère.
L'étude, réalisée pour le Casc par Consultancy services & co, dresse le classement des ministères les plus corrompus. En tête du classement, c'est le ministère des Finances qui se distingue, avec 25 %. Il est suivi par le ministère de la Justice et la délégation générale à la Sûreté nationale (12 %) puis par les travaux publics (9 %). La conclusion de l'enquête est cinglante :
« La corruption est un phénomène généralisé qui touche tous les secteurs d’activité, selon une ampleur et une incidence qui requièrent un plan de lutte cohérent global. »
Un constat qui est sévèrement repris le quotidien camerounais Le Messager (1), qui titre« Voici les ministères les plus corrompus du Cameroun », et qui voit dans ce problème une maladie dont souffre le pays :
« La corruption continue de ronger la société camerounaise, malgré les politiques mises en place par le gouvernement pour combattre ce qui est considéré par de nombreuses organisations internationales comme une endémie au Cameroun. »
Les victimes de cette corruption sont généralement des chauffeurs, des commerçants, des entrepreneurs, des importateurs et également des sportifs qui doivent, chaque jour, payer des « charges de survie » afin de pouvoir exercer leur activité. Les retraités, chercheurs d'emploi et candidats aux concours sont les plus durement touchés par la corruption.
À l'issue de ce rapport, le programme du Casc fait plusieurs recommandations au Comité national anti-corruption et encourage l'adoption d'une loi spécifique qui soit compatible avec la convention des Nations unis contre la corruption.
(1) Le Messager, quoditien camerounais indépendant, a perdu son fondateur et chef de publication, Pius N. Njawe, défenseur de la liberté et des droits de l'Homme, dans un tragique accident de la circulation aux États-Unis, le 12 juillet 2010.
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