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Dès l’entrée du premier congrès africain du pétrole organisé à Kinshasa, cette annonce : « Le président Joseph Kabila Kabange invite toutes les compagnies pétrolières du monde à investir dans un Congo fréquentable et pacifié. » Depuis le départ de Chevron Texaco en 2004, seul le français Perenco produit du pétrole en RDC, à raison de 25 000 barils par jour extraits à l’embouchure du fleuve Congo.
Première major à répondre à l’appel : Total, qui, outre son projet d’alliance avec Tullow, vient de rejoindre Soco, Dominion, Divine Inspiration, PetroSA et Comico parmi les candidats à l’attribution de blocs dans la cuvette centrale congolaise. La compagnie d’État Cohydro, partenaire obligé des étrangers, invite par ailleurs les investisseurs à financer des études préliminaires en échange de droits sur les futurs blocs.
Le gouvernement prévoit d’y construire le « Reptilien », un oléoduc de plus de 1 000 km.
À l’Est du pays, le ministre des Hydrocarbures Célestin Mbuyu annonce l’ouverture de 10 blocs sur le Lac Tanganyika. Le processus ne serait plus qu’une question de semaines. Soco, Surestream et Dominion sont sur les rangs, mais le gouvernement veut des majors. « Nous invitons surtout les grandes compagnies à venir travailler avec nous dans le lac Tanganyika », a déclaré Joseph Pili Pili, chef de projets pétroliers au ministère des Hydrocarbures. À 1 400 mètres de profondeur, il faut investir au moins $ 100 millions. On attend notamment l’italien ENI, à l’affût en RDC depuis plusieurs mois.