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La Belgique a décidé, le 28 janvier, de rappeler son ambassadeur au Sénégal, suite à la décision de Dakar de retirer les droits de desserte à la compagnie aérienne nationale Brussels Airlines. Désormais, la compagnie belge n’a plus le droit de desservir les autres capitales africaines à partir de Dakar.
Les relations diplomatiques entre la Belgique et le Sénégal ont pris un coup de froid. Très mécontente, la Belgique a décidé de rappeler le 28 janvier son ambassadeur au Sénégal. En décidant de retirer les droits de desserte d'autres destinations africaines via la capitale sénégalaise à la compagnie aérienne nationale Brussels Airlines, Dakar a clairement opté pour la protection de sa toute nouvelle compagnie aérienne nationale, Sénégal Airlines. Désormais, Brussels Airlines, dont 45 % du capital appartient à Lufthansa, ne peut plus desservir la Gambie, la Guinée et la Sierra Leone à partir de Dakar depuis le lancement de la compagnie Sénégal Airlines.
Le Sénégal affirme que son accord avec la compagnie belge concernant la desserte à partir de Dakar d'autres destinations que Bruxelles ne s'appliquait qu'aussi longtemps qu'il n'existait pas de compagnie sénégalaise. « À l'époque, l'objectif était de satisfaire la demande pour des destinations qui n'étaient pas assurées par des vols directs », a expliqué l'Agence nationale de l'aviation civile du Sénégal (Anacs) dans un communiqué.
Pour Brussels Airlines, le retrait des droits qu'elle détient depuis huit ans est une surprise. Du côté de Dakar, il n’est pas question d’exposer sa toute nouvelle compagnie aérienne à la concurrence. Sénégal Airlines a officiellement démarré ses activités le 25 janvier, avec pour objectif de desservir la sous-région avec deux Airbus A320.