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ECONOMIE | |
| FMI |
Tirée par l’agriculture et les mines, la croissance économique du Burkina Faso, devrait passer de 3,2 % à 5,2 %, se réjouit le FMI.
Au Burkina Faso, « en 2010, la performance économique et financière indique une reprise, tirée par les secteurs agricole et minier. Par conséquent, la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 5,2 %, contre 3,2 % en 2009 », note avec satisfaction le FMI. L’institution financière a achevé sa première revue au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) qui s’est terminée le 30 septembre.
« Les pressions inflationnistes ont diminué, principalement grâce à une bonne récolte. Le taux d’inflation moyen devrait s’établir à moins de 1 %. Le compte courant extérieur devrait s’améliorer par rapport aux projections originales, grâce à une augmentation des exportations d’or et une amélioration des termes de l’échange », souligne Mme Malangu Kabedi-Mbuyi, chef de mission du FMI pour le Burkina Faso. En 2011, sur la base d’une bonne production agricole, la croissance devrait atteindre 5,5 %. En revanche, la reprise attendue devrait induire un creusement du déficit du compte courant extérieur et une dégradation des termes de l’échange.
« La mise en œuvre du programme à fin juin 2010 était généralement bonne », note le FMI avec notamment l’adoption de textes légaux pour l’application de la nouvelle reforme fiscale approuvée par l’Assemblée nationale en janvier dernier et l’établissement du rapport du suivi des dépenses de réduction de la pauvreté pour le premier trimestre 2010. L’institution souligne aussi les progrès dans le domaine de la gestion de trésorerie, du coton et des réformes publiques ainsi qu’une meilleure efficacité dans le recouvrement des recettes. Seule ombre au tableau, l’objectif du programme pour le déficit budgétaire (base engagements, dons inclus) n’a pas été respecté, principalement à cause d’un important manque à gagner de l’aide budgétaire à fin juin.