STRATÉGIES

ET INVESTISSEMENTS

EN AFRIQUE


POLITIQUE
Gouvernement

Scandale Sonatrach : le ministre algérien Chakib Khelil écarté du gouvernement

 
Chakib Khelil, en tant que ministre de l'Énergie et des mines et proche d'Abdelaziz Bouteflika, était un homme fort du régime algérien. Photo : Présidence argentine

Après dix ans de règne sans partage sur le secteur des hydrocarbures, Chakib Khelil, ministre de l'Énergie et des mines, quitte le gouvernement par la petite porte.

De notre correspondant en Algérie

C. Khelil a été limogé par le président Abdelaziz Bouteflika lors du remaniement ministériel rendu public le 28 mai dernier et remplacé par Youce Yousfi.

Seul ministre faisant partie des « hommes du président » à quitter le gouvernement, il était puissant et influent et bénéficiait de la confiance totale du chef de l’État. Durant dix ans au gouvernement, M. Khelil a fait la pluie et le beau temps au sein du groupe pétrolier public Sonatrach (Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation, et la commercialisation des hydrocarbures) qui fait vivre le pays grâce à l’exportation des hydrocarbures (98 % des recettes en devises de l’Algérie).

Mais l’éclatement début 2010 du scandale de corruption à Sonatrach a changé la donne. Le PDG de la compagnie pétrolière Mohamed Meziane a été mis sous contrôle judiciaire, de même que certains de ses proches collaborateurs, dans le cadre d’une enquête des services de sécurité sur des malversations présumées dans la passation de marchés avec des privés.

M. Khelil a perdu la confiance du président Bouteflika. Le président algérien ne le recevait plus alors qu’il était l’un des rares ministres à entrer dans son bureau sans rendez-vous.


Du même auteur :