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Suite à de nombreuses coupures prolongées d’électricité à Libreville, le gouvernement gabonais a décidé en décembre 2009 de réviser les accords liant l'État gabonais à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (Seeg, filiale de Veolia à 51 %) depuis 1997, et qui courent jusqu’en 2017.
Chez Veolia, on pointe une défaillance d’approvisionnement énergétique de la part des autorités gabonaises. Pour Libreville, ce sont les manquements de Veolia en termes d’investissements et d’entretien qui sont la cause de ces délestages intempestifs. Un audit comptable et financier a donc été lancé le 26 avril.
Les conclusions de ce rapport détermineront si oui ou non l’État gabonais maintiendra la concession avec la société. Initialement prévus pour fin août, les résultats de l’audit mené par le cabinet Deloitte Touche Tohmatsu sont finalement attendus pour la mi-novembre, selon le ministre de l’Énergie Régis Immongault. « Le retard constaté a été occasionné par des contingences techniques et financières qui n’auraient pas été prises en compte dans le chronogramme de la mission confiée à l’auditeur », d’après le ministre.
Pour autant, la filiale du groupe français Veolia est-elle vraiment sur la sellette ? « Personne n’a envie de casser le contrat », commente une source proche du dossier. « Mais on n’est pas rentré dans le vif du sujet de la renégociation plus large des termes du contrat », précise cette source. « Les Gabonais veulent revoir les termes généraux du contrat et cela pourra se traduire par des nouveaux investissements et une modification des obligations de Veolia ».
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