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Des marchés financiers à la tontine en passant par la finance islamique, les solutions de financement existent.
En 20 ans, la capitalisation boursière a été multipliée par neuf et le continent compte désormais plus de 2 000 entreprises cotées. Parallèlement, les dépôts gonflent dans les banques centrales. Même le recours des États à l’endettement interne, pour faire face à la crise économique mondiale, n’a pas absorbé la surliquidité massive des banques africaines.
« Les banques en Afrique ne servent à rien ! », peste un opérateur économique interrogé par la rédaction. Elles s’en défendent, affirmant que ce sont les « bons projets » qui font défaut. Elles déplorent le manque de lisibilité des projets. L’asymétrie d’information, en raison d’un degré important d’informalité et de fréquentes doubles comptabilités, favorise l’immobilisme ou le recours à des critères davantage humains qu’économiques dans la prise de décision.
Mais l’émergence de nouveaux acteurs, notamment des établissements de microfinance (EMF), l’intérêt croissant des bailleurs pour le secteur privé et l’arrivée de nouveaux acteurs viennent brouiller le jeu. Même les dirigeants de banques, las d’être assis sur le banc des accusés, se creusent les méninges. Développement de nouveaux produits, recours à la traditionnelle tontine, nouvelles formes de cautionnement, renforcement des financements annexes comme l’escompte ou l’affacturage sont autant de pistes explorées. Il est désormais du ressort des Autorités de régulation d’organiser le marché.
Tout en haut de la pyramide, les grandes entreprises privées ou publiques trouvent des solutions sur les marchés financiers. Tout en bas, pour les TPE, les EMF sont devenus un interlocuteur privilégié. Au milieu, les entreprises de taille moyenne peinent à émerger. Un espoir pointe… celui que représente l’importante diaspora africaine.