![]() |
ECONOMIE | |
| Secteur privé |
En dépit du climat politique méditerranéen, entrepreneurs et institutions de financement du secteur privé ne se sont pas découragés.
Envoyée spéciale à Barcelone.
Quelque 400 participants du secteur privé se sont réunis les 3 et 4 juin à Barcelone pour deux jours de débats et de rencontres. Le report à novembre du sommet de l’Union pour la Méditerranée (qui devait avoir lieu le 7 mai dans la capitale catalane) et le climat délétère qui règne depuis l’attaque par Israël de la flotille humanitaire pro-palestinienne n’arrêtent définitivement pas le business.
« On avait situé la rencontre en amont du sommet de l’UpM car nous voulions passer un message aux acteurs politiques. Mais avec l’annulation, cette réunion en devient encore plus importante car elle montre que le secteur privé ne se laisse pas distraire. Le développement économique de la méditerranée et l’intégration de cette région sont des sujets qui tiennent à cœur aux entreprises », avance Emmanuel Noutary, directeur du programme Invest in Med. Un message sous forme de « recommandations pour réussir l’Union pour la Méditerranée », précise un communiqué.
Des entreprises qui semblent vouloir être les ambassadrices de la paix dans le bassin méditerranéen. Un avis partagé par Mateu Turrà Calvet, spécialiste de l’intégration méditerranéenne et enseignant à l’université polytechnique de Catalogne : « La paix ne se construira que par le secteur privé ». Pour lequel « c’est en faisant la promotion de petits projets très concrets que nous pourrons avancer. Pas en faisant des plans pharaoniques d’infrastructures », a-t-il ajouté.
Pourtant, les infrastructures de transport ont fait l’objet d’un atelier dans la matinée. « Les pays du Sud demandent que la coopération euro-méditerranéenne conduise à une amélioration de leurs infrastructures », précise Saki Aciman, directeur général du Cetmo (Centre for Transportation Studies for the Western Mediterranean). Autoroute transmaghrébine et autoroutes de la mer étaient au menu. Mais, comme l’a souligné Jordi Graells, directeur général des autoroutes internationales chez Abertis, lors de son intervention, « le facteur clé du succès de ce genre de projet est la volonté politique ».
Du même auteur : | Sur le même sujet:
|