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Les groupes français Suez et Veolia, gestionnaires délégués de services publics dans plusieurs grandes villes marocaines, font face à un mécontentement croissant des usagers. L'ex-maire de Tanger, lui, dénonce une série de fausses factures présentées à sa ville.
Face à cette montée de la grogne populaire, les autorités marocaines ont annoncé la révision du contrat d’Amendis à Tanger, selon des informations relayées par le pure-player marocain Lakome.com, qui a inauguré sa version francophone le 16 mars dernier.
Une révision qui nous a été confirmée par Nizar Baraka, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires économiques et générales, lors de son passage à Paris pour la journée maroc organisée par le Medef (patronat français). Selon les déclarations de l'ancien maire de Tanger, Amendis aurait présenté de fausses factures à la ville.
Le 19 janvier dernier, à Rabat, un collectif d’associations et syndicats (AMDH, Attac Maroc, Institut de défense des biens publics, UMT) tirait la sonnette d’alarme concernant la gestion déléguée de Veolia dans la capitale (filiales Redal et Staréo). La Redal accuserait un retard dans la réalisation des travaux prévus par le cahier des charges, évalué à 25%, soit 3 années de retard.
En parallèle, les factures de la Redal ne cessent de s’alourdir. Leur majoration de 1%, octroyée en 2002 pour une durée d’un an, s’applique toujours.
À travers la création de leurs filiales marocaines, Veolia et Suez (via sa filiale la Lydec) ont remporté la délégation de la plupart des services : eau, électricité, éclairage, assainissement, gestion des déchets, transports publics. Et ce dans la plupart des grandes villes du royaume. Concernant la tarification de l’eau potable, la comparaison régies publiques/gestion déléguée ne joue pas en la faveur des deux groupes français.
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