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À une semaine d’une assemblée générale extraordinaire, le conflit entre les deux actionnaires de Vodacom Congo tourne à l’impasse. Congo Wireless Network (49 %), qui a assigné Vodacom International en justice en décembre dernier, a proposé en février de racheter les parts de son partenaire majoritaire. Ce dernier a immédiatement refusé.
De notre correspondant en RD Congo
Chez CWN, on indique être prêt à acheter les 51 % détenus par Vodacom International « à un prix équitable ». Alieu Conteh, président de CWN, affirme : « Nous avons d’autres partenaires avec qui nous pouvons travailler. » En revanche, pas question de vendre.
Mais Vodacom ne l’entend pas de cette oreille. Bob Collymore, chargé des affaires du groupe chez le sud-africain, confirme avoir refusé l’offre. « Ils n’ont pas mis de prix sur la table, et même s’il l’avaient fait, nous ne sommes pas vendeurs. Nous voulons rester au Congo. »
B. Collymore se dit toujours intéressé par le partenariat avec CWN, mais les relations sont si mauvaises qu’il avoue « examiner toute solution qui permettrait de faire fonctionner la compagnie ».
Pour ne rien arranger, la filiale congolaise est touchée par les liens controversés entre Vodacom et les entreprises de la famille de l’ancien DG du groupe, Alan Knott-Craig. La presse sud-africaine a récemment qualifié ces arrangements de « népotisme ».
Le cabinet de marketing Afrikings, propriété de la nièce et du neveu de Knott-Craig, bénéficiait de bureaux et d’employés au siège de Vodacom Congo, affirme-t-on chez CWN.
Lorsque le favoritisme a pris fin, Afrikings est parti en laissant Vodacom Congo gérer ses avis d’imposition. « Cette compagnie avait un contrat avec Vodacom Congo. Ce contrat a pris fin il y a plus d’un an », explique B. Collymore. « Le fisc enquête sur des irrégularités qui ont plus à voir avec Afrikings qu’avec Vodacom. Mais il s’est retourné contre Vodacom », ajoute-t-il.
L’affaire n’est pas réglée à ce jour. Selon CWN, les inspecteurs des impôts ont placé environ $ 800 000 d’avoirs de Vodacom Congo sous scellés.