
Après 42 années passées à l’ombre de l’inamovible Omar Bongo Ondimba, les Gabonais découvrent désormais son fils, Ali. Dans un style résolument plus moderne, le nouveau locataire du palais présidentiel de Libreville a fait de « l’Émergence » son cheval de bataille pour préparer son pays à passer le stade redouté de l’après-pétrole.
Si la diversification de l’économie est bien une priorité que le nouveau gouvernement partage avec les analystes du Fonds monétaire international, les vieilles habitudes ont la peau dure. Confortés par feu O. Bongo dans leur statut de rentiers de l’or noir, les quelque 1,5 million de nationaux vont désormais devoir développer des aptitudes à l’entrepreneuriat et investir des secteurs encore délaissés, comme l’agriculture ou l’industrie.
Ali Bongo ne s’attaque donc pas à une simple réorientation mais à un véritable changement de paradigme. Autant dire que l’affaire n’est pas mince.
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