
Pendant 17 longues journées, les manifestants se sont relayés, affirmant leur volonté de maintenir la mobilisation jusqu'au départ du Raïs. C'est désormais chose faite : Hosni Moubarak a annoncé qu'il quittait la présidence ce 11 février.
Après la Tunisie, c’est donc au tour de l’Égypte de faire valoir ses droits, pacifiquement mais fermement. L'exemple tunisien est régulièrement cité, mais le contre-exemple iranien, avec une longue mobilisation violemment réprimée, a sans doute joué son rôle.
Les Égyptiens manifestaient contre le régime, mais la contestation a, comme en Tunisie, pris racine dans une situation économique difficile. Hosni Moubarak, quant à lui, pensait pouvoir compter sur une armée fidèle dont il est lui-même issu. Elle sera, publiquement du moins, restée neutre jusqu'à cette promesse, le 10 février, aux manifestants de la place Tahrir : « Tout ce que vous voulez sera réalisé. »
Par ailleurs, l'Égypte a un rôle régional dont la Tunisie ne peut se targuer. Elle est un allié incontestable de Washington dans le conflit au Proche-Orient et l'eldorado des investisseurs étrangers dans la région grâce à son marché de près de 85 millions d'habitants (population totale). Pour l'instant, les acteurs économiques n'affichent pas de réelles inquiétudes à long-terme.
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