Sous les effets conjugués de la motivation des théiculteurs, de la hausse des cours mondiaux et du renouvellement des équipements, la production de thé a grimpé de 20 % en 2010 au Burundi. Mais cette bonne posture de l’industrie théicole ne la met pas pour autant à l’abri de la privatisation annoncée.
Profitant de l’entrée du Burundi dans la communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC), les banques régionales se ruent sur le marché burundais et risquent de damer le pion aux six banques commerciales locales sans grande assise financière.
Entamée au début des années 1990, le processus de privatisation des entreprises publiques piétine toujours au Burundi. Sur un total de 109 entreprises publiques en ligne de mire, seule une dizaine a déjà été effectivement privatisée. Cyriaque Nzirorera, économiste et professeur à l’Université du Burundi décortique les dessous de cette faible avancée.