
Depuis le début de la crise économique et financière, l’Algérie ne cesse de revenir sur ses pas, fermant peu à peu les portes aux investisseurs étrangers après leur avoir laissé croire à une ouverture entre 2006 et 2008. La crise comme prétexte au protectionnisme ou véritable stratégie industrielle ?
Forte de deux années de vente de ses hydrocarbures au meilleur prix, l’Algérie affiche clairement sa volonté d’indépendance vis-à-vis de l’étranger. Du Fonds monétaire international (FMI) aux investisseurs étrangers, tous sont remis sur le banc de touche.
Tout a commencé en décembre 2007, lorsqu’après avoir cumulé $ 110 milliards de réserves de change grâce aux exportations d’hydrocarbures, l’Algérie a remboursé rubis sur l’ongle la quasi-totalité de sa dette extérieure ($ 900 millions fin 2007 puis moins de $ 600 millions fin 2009).
Du coup, Alger se sentait les mains libres pour reprendre une politique chère au pays. L’objectif est de se débarrasser du tout-import en relançant l’investissement par les nationaux. Il est vrai que son économie reste dépendante de l'extérieur et les importations ont été multipliées par quatre depuis 2000. En tête de liste, les voitures et les pièces détachées, l'alimentation (dont le lait et le blé), les semi-produits (barres de fer et acier, tubes, tuyaux, profilés), les médicaments et les matériaux de construction.
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